Mika, Vadrouilleur...
Par m3b le lundi 27 octobre 2008, 22:25 - Carnets de vadrouilles - Lien permanent
De mon petit nom de Mickael, j'ai 33 ans en date de l'écriture de ce post. Passionné par les loups depuis mon adolescence, ce fût la raison de mes premières vadrouilles. Euh, en fait non, c'est la raison de toutes mes vadrouilles pour être précis :D
Première virée au Canada, à l'age de 19 ans, après avoir dynamiter mon bac conscienceusement. 2 mois en solo en hiver, où j'ai découvert l'ontario, le parc Algonquin, le lac St jean et mes premières gelures. J'y ai rencontré mes premiers contacts nature, avec une communauté amérindienne (les Montagnais de Pointe-Bleue). J'ai passé quelques heures sur le bord des routes, trop lourdement chargé de vêtements inappropriés...
De mon petit nom de Mickael, j'ai 33 ans en date de l'écriture de ce post. Passionné par les loups depuis mon adolescence, ce fût la raison de mes premières vadrouilles. Euh, en fait non, c'est la raison de toutes mes vadrouilles pour être précis :D
Première virée au Canada, à l'age de 19 ans, après avoir dynamiter mon bac conscienceusement. 2 mois en solo en hiver, où j'ai découvert l'ontario, le parc Algonquin, le lac St jean et mes premières gelures. J'y ai rencontré mes premiers contacts nature, avec une communauté amérindienne (les Montagnais de Pointe-Bleue). J'ai passé quelques heures sur le bord des routes, trop lourdement chargé de vêtements inappropriés. J'ai découvert aussi un mode de vie qui continue à me suivre : les échanges de services. J'ai peu d'argent, mais j'ai des bras et de la volonté. Cela marche encore bien au Québec et je m'aperçois que je peux rester plutôt longtemps dans un endroit sans dépenser trop.
Il y a eu un moment de lassitude : rester pour rester n'est pas enrichissant : on reprends des routines, on se retrouve à n'être plus en vadrouille ! et mon rêve de croiser des loups en forêt s'estompe, s'éloigne. Je me languis et me décide à rentrer, avec un mois de retard sur mon billet de retour.
Travail ensuite, on doit se refaire les poches. Alors on travaille dur et assez fort. Et je repars deux ans après, mais dans une autre optique : J'ai muri un projet à plus long terme et je me suis trouvé une activité qui me plait vraiment, et qui me donne une raison de retourner voir les loups et le Québec : la photo.
Ce voyage de deux mois va servir pour peaufiner des contacts. Je me renseigne auprès d'organismes et prends note d'endroits satisfaisants. Je retourne bien sur chez mes amis Montagnais et suis invité dans leur camp dans le bois. Passé un temps, je cherche un autre endroit, d'autres sources de découvertes, mais plus pour décompresser. Je fonctionne encore plus en échange de service et pourrais ne rien dépenser. Mais je reviens, c'était prévu.
la vadrouille suivante, je l'ai préparé durant deux ans. Le principe était fixé : rester deux ans sur le territoire d'une meute. Deux ans à rechercher des financements et à travailler un maximum pour déjà se sortir d'une belle muise financière (dure d'etre célibataire et un loyer !).
Enfin parti, avec peu d'argent, mais de quoi avancer. Au bout de 4 mois, plus un sou... Pas grave, je tente le quitte ou double et remonte plus au nord encore, profitant d'une recolte de bleuets pour me redonner un peu de souffle pécunier. Et on s'en sort. Et les mois passent. J'ai un camp, un gros sac au dos et je fais ce qu'il me fait réver. Je réalise ce que je voulais, même si les loups ne semblent pas si disposés à se laisser rapprocher smile j'en rencontre, mais furtivement, irrégulièrement. En fait tout ce qu'il y a de plus normal : Ce sont des loups, farouches et craintifs. Ce ne sont pas les contes, ce ne sont pas les démons. Juste des prédateurs, occupés à un rude travail de survie quotidien.
Cette difficulté pour observer ces loups a été finalement la meilleure des choses : J'avais avec moi une expérience réelle de rapport homme/loup, et il n y a pa eu de sang versé !
je reviens en France à reculons. Il a été vraiment dur de quitter cet endroit, de quitter ce tipi qui a abrité nombre de mes soirées d'hiver...
Alors, je m'attèle à poursuivre cette expérience en France. Je continue un peu à vivre cette vie, en allant la raconter à qui veut l'entendre. Surtout les jeunes, eux qui sont encore capable de rever, eux qui ont dans leur regard ce pétillant, cette lueur de vie que les années font palir chez beaucoup d'adultes.
Ce fut donc la vadrouille suivante : en scooter dans un premier temps, avec tarp et sac de couchage pour les nuits en forêt. Puis, en fourgon aménagé. Grand luxe !!
Une autre sorte de vadrouille, qui m'a bien fait tripé aussi : beaucoup de rencontres, de sourires, de coins de pays magnifiques : J'ai redécouvert la France par les petites routes et à petite vitesse pendant deux ans.
Entre temps, j'ai crée une association et commencé à monter un nouveau projet. Similaire au précédent, mais plus abouti, renforcé de mes erreurs et de mon expérience.
Quelques rencontres faites en cours de route me donnent aussi le goût de partager ce nouveau projet.
Et ce fût de nouveau la course au financement, plus difficile encore car le projet est plus ambitieux : cette fois ci trois ans sur les pistes, et plus de présence sur le terrain. Plus en solo tout le temps car une autre vadrouilleuse a rejoint le trip. Elle va rester les 4 premiers mois, et s'occupe d'une étude en complément de mom regard de "tripeux".
Voila où j'en suis actuellement : je suis retourné en solo. l'hiver m'attend, je l'entends qui affûte ses dards glacés ! Je vais chausser raquettes, toboggan. Je vais suivre ces pistes infatiguables de ces prédateurs si fuyants et pourtant omniprésents. J'ai un camp de base, un tarp, un réchaud à bois, je suis heureux. et en plus j'ai internet, lorsque mes batteries veulent bien se charger !
Ce n'est que le début. Je commence juste à me sentir à l'aise. Les vadrouilles vont être plus longues, plus lointaines. Le souffle du vent, disais je ? glacé comme il est je vais le sentir dans tout mon être !!
Lets go mika : vadrouilles et reviens tard !!!!!!!!!






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